Hommage à la Catalogne 1936-1937 – George Orwell

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découvert par le grand public en 1945 avec La ferme des animaux et bien sûr avec 1984 quatre ans plus tard, George Orwell marque par sa vision dramatique du monde démocratique et totalitaire de demain. Mais de son engagement dans la Guerre d’Espagne en 1936, on connaît peu de chose. Ces années annoncent pourtant un tournant décisif dans la carrière de l’écrivain anglais. L’attitude des communistes espagnols ébranlent ses convictions d’homme de gauche et c’est en véritable reporter qu’il nous livre cet hommage à la liberté.

Todd Shepard – mâle décolonisation L’« homme arabe » et la France, de l’indépendance AIgérienne à la révolution iranienne (1962-1979)

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En 1962, l’indépendance algérienne transforme le rapport des Français aux « Arabes ». L’extrême droite, qui veut contrer tout effort de penser le passé colonial, développe aussitôt un discours non plus centré sur l’empire et sur l’Algérie, mais sur la France elle-même : l’homme arabe, violent, violeur, vorace, vient « envahir » la France par le biais de l’immigration. A partir de Mai 68, un autre discours, arabophile celui-là, tenu par une large partie de la nouvelle gauche, défend un homme révolutionnaire arabe viril, vaillant, qui résiste avec succès à l’oppression, à l’impérialisme, au capitalisme.
Ces deux visions s’affrontent jusqu’à la fin des années 1970, la figure de « l’Arabe » irriguant, contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, la plupart des débats politiques et sociaux d’une France aux prises avec la libération sexuelle. A l’intersection de l’histoire du colonialisme et de l’histoire de la sexualité, Mâle décolonisation éclaire cet affrontement et renouvelle en profondeur notre compréhension des années 1960 et 1970, si cruciales pour l’histoire de la France d’aujourd’hui.

Mostafa Lacheraf – l’Algérie nation et société

 

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Nation-état ou nation-communauté ou simple patrie solidairement agissante, et par cela même « nationale », quelque chose existait qui a permis à l’Algérie de s’opposer, au cours de 130 ans, à une grande puissance impérialiste et la forcer, en définitive, à capituler. Quand, pour un problème analogue, Lucien Febvre parle de l’idée de nation dans la France du XVIIIe siècle, on est porté, au moins par modestie, à partager son point de vue en l’appliquant au cas précis de l’Algérie.

L’Algérie, nation et société, dont la première parution, en 1965, aux éditions François Maspero a été saluée par la classe intellectuelle de l’époque comme un événement, est un recueil d’études et de réflexions de Lacheraf sur différentes problématiques liées à l’histoire de l’Algérie. D’une lucidité remarquable, elles portaient sur des thèmes qui étaient et restent encore aujourd’hui d’une actualité certaine. Leur publication, à l’époque, était un acte de courage politique.  On relèvera, entre autres titres : Colonialisme et féodalité, Quelques aspects méconnus de la révolution algérienne, Mésaventures de l’Algérie indépendante et triomphe de l’unité, Réflexions sociologiques sur le nationalisme et la culture en Algérie.

L’ouvrage demeure une référence incontournable pour qui veut aujourd’hui s’informer des questionnements autour des centres d’intérêt majeurs de l’histoire de l’Algérie durant  la seconde moitié du XXe siècle

Benjamin sStora – messali hadj (1898-1974) pionnier du nationalisme algérien

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Messali Hadj fut le fondateur du nationalisme algérien. Dès 1926, avec l’Etoile nord-africaine et jusqu’au MNA (Mouvement national algérien) en 1954, il n’a cessé d’animer des organisations nationalistes afin d’obtenir l’indépendance de son pays. Après l’insurrection déclenchée par le tout nouveau FLN en novembre 1954, la lutte fratricide entre « messalistes » et « frontistes », au sein mème du mouvement de libération, sera extrèmement sanglante, tant en Algérie qu’en métropole, dans l’immigration. Assigné à résidence en France, Messali Hadj perd peu à peu son influence, au point d’ètre totalement marginalisé et longtemps ignoré de l’histoire officielle algérienne. Pourtant, son rôle fut considérable. En le remettant en lumière, ce livre apporte aussi quelques éléments de réponses à plusieurs questions: comment Messali pensait-il le rapport entre lutte sociale et lutte nationale ? Quelle place accordait-il à l’islam dans la prise de conscience nationaliste ?
Avec cet ouvrage, Benjamin Stora exhume un pan longtemps oublié de l’histoire de la colonisation algérienne et de la guerre d’Algérie.

Messali Hadj – par les textes

 

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Dans ce recueil, le mouvement national, dont Messali Hadj est le grand fondateur, est compris au sens plein du terme, à savoir le combat mené par les couches opprimées du peuple algérien pour édifier la nation algérienne sur les principes de la démocratie. Cette conception du nationalisme a servi pour la sélection des textes de Messali Hadj présentés selon quatre périodes :

– La période 1927-1936, du discours de Bruxelles à la dissolution de l’Etoile Nord-Africaine
– L’affirmation nationaliste en Algérie : Messali Hadj et le PPA de 1937 à 1946
– Le combat pour la Constituante au sein du MTLD, de 1947 à 1954, et la lutte pour l’indépendance de 1954 à 1962.

Les textes sont écrits par Messali Hadj, et pour partie extraits de documents du PPA-MTLD-MNA. Ainsi présentés, ils n’ont d’autres objectifs que de mieux connaître un homme, « l’éternel enfermé » dont la stature ne cesse de croître.

 

 

Todd Shepard – 1962 comment l’indépendance algérienne a transformé la France

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La guerre d’Algérie nous parle de la France d’aujourd’hui, en particulier des questions d’identité et de citoyenneté, mais aussi celles des rapatriés, de l’immigration, de la mémoire et de la réconciliation. C’est ce que montre ce livre salué par les historiens et qui devrait donner à réfléchir. Todd Shepard y explique, entre autres, comment la Ve République, à ses débuts, s’est appuyée sur la guerre d’Algérie pour restreindre durablement les libertés individuelles ; et comment l’histoire de l’impérialisme et de l’anti-impérialisme français a été réécrite par l’administration, les politiciens et les journalistes pour présenter la décolonisation comme une  » fatalité « , un mouvement inévitable, au lieu de dire qu’elle marquait l’échec du projet originel d’intégration nationale dans les colonies